Comment de multiples facteurs de stress abiotiques et biotiques interagissent entre eux et impactent le comportement, la physiologie et l'histoire de vie des poissons d'eau douce?
Les milieux d’eau douce contiennent une immense biodiversité. Néanmoins, ces écosystèmes sont à risque et subissent les effets des changements environnementaux dû aux activités humaines comme la pollution, la surexploitation, l’introduction d'espèces envahissantes, et la dégradation des habitats. Bien que de nombreuses études scientifiques examinent les impacts d’un seul facteur de stress sur les comportements, la physiologie, et le cycle biologique des espèces, les facteurs de stress comme l’augmentation de la température ou l’hypoxie peuvent interagir entre eux de façon imprévisible. De plus, ces facteurs de stress abiotiques peuvent interagir avec des facteurs de stress biotiques déjà existant dans l’environnement, comme le risque de prédation par des prédateurs indigènes ou invasifs. Cela peut potentiellement amplifier les impacts de ces facteurs de stress sur les proies. Les effets de la prédation sur les populations de proies sont connus, notamment grâce à l’étude des signaux chimiques, comme les kairomones (ou « odeur de prédateur »), qui permettent de mimer la présence d’un prédateur. Néanmoins, les kairomones sont sous-utilisées dans l'écologie et la conservation des poissons. Elles fournissent pourtant une méthode non létale pour explorer les impacts indirects de la prédation sur les proies, comme les changements d’habitat et les compromis énergétiques liés au comportement anti-prédateur. En outre, étudier les poissons d’eau douce est d’une haute importance car ils fournissent de nombreux services écosystémiques comme des emplois et une source de nourriture.
Pour mon doctorat, j’explorerai les impacts des interactions entre des facteurs de stress environnementaux et le risque de prédation (sois indigènes ou invasif) sur le comportement, la physiologie, et le cycle biologique des poissons d’eau douces. J’ai quatre objectifs : 1) Quels sont les impacts des facteurs de stress abiotiques (augmentation de température) et biotiques (prédation indigènes) sur le comportement, physiologie et morphologie des poissons? 2) : Comment des espèces qui diffèrent dans leur histoire avec un prédateur invasif répondent aux signaux chimiques de ce prédateur? 3) : Quelle est la relation entre la tolérance à hypoxie et la réponse aux signaux chimiques provenant d’un prédateur invasif? 4) Comment l’exposition développementale à l’hypoxie et aux signaux chimiques impacte les comportements et les traits d’histoire de vie des poissons ?
En utilisant les expériences de laboratoire et de terrain, j’adresserai ces objectives dans deux systèmes modèles où l’augmentation de prédateurs indigènes ou invasifs entraine des changements dans les communautés de proies. Les proies seront exposées à des combinations de facteurs de stress abiotiques (hypoxie vs control, ou température élevée vs control) et biotiques (signaux chimiques provenant des prédateurs indigènes ou invasifs). Ensuite, j’explorerai les impacts sur le comportement (comportements anti-prédateurs ou préférence d'habitat), la physiologie (tolérance à hypoxie or aux températures élevées) et sur le cycle biologique des espèces (taille à maturité, taille des œufs, etc).
En résumé, mes recherches contribueront aux connaissances en écophysiologie en explorant l’interaction de facteurs de stress. Ainsi, j’apporterai des outils pour améliorer la conservation de la biodiversité et les ressources halieutiques, afin de protéger les acteurs locaux et régionaux.

Détail de l'offreDOIhttps://doi.org/10.69777/330366 Titulaire de la demande évaluéeGroves, Veronica Établissement de la demande évaluéeUniversité McGill - https://ror.org/01pxwe438 Titre de la demande évaluéeComment de multiples facteurs de stress abiotiques et biotiques interagissent entre eux et impactent le comportement, la physiologie et l'histoire de vie des poissons d'eau douce? ROR organisme subventionnairehttps://ror.org/00w3qhf76 Nom du programmeBourses de doctorat en recherche Montant total30 334 $ Secteur Nature et technologies Période couverte par l'octroi2023-05-15 - 2027-05-14 Mot(s) clé(s)Conservation // Behavioural ecology // Ecophysiology // Freshwater fishes // Species at risk // Multiple stressors RésuméLes milieux d’eau douce contiennent une immense biodiversité. Néanmoins, ces écosystèmes sont à risque et subissent les effets des changements environnementaux dû aux activités humaines comme la pollution, la surexploitation, l’introduction d'espèces envahissantes, et la dégradation des habitats. Bien que de nombreuses études scientifiques examinent les impacts d’un seul facteur de stress sur les comportements, la physiologie, et le cycle biologique des espèces, les facteurs de stress comme l’augmentation de la température ou l’hypoxie peuvent interagir entre eux de façon imprévisible. De plus, ces facteurs de stress abiotiques peuvent interagir avec des facteurs de stress biotiques déjà existant dans l’environnement, comme le risque de prédation par des prédateurs indigènes ou invasifs. Cela peut potentiellement amplifier les impacts de ces facteurs de stress sur les proies. Les effets de la prédation sur les populations de proies sont connus, notamment grâce à l’étude des signaux chimiques, comme les kairomones (ou « odeur de prédateur »), qui permettent de mimer la présence d’un prédateur. Néanmoins, les kairomones sont sous-utilisées dans l'écologie et la conservation des poissons. Elles fournissent pourtant une méthode non létale pour explorer les impacts indirects de la prédation sur les proies, comme les changements d’habitat et les compromis énergétiques liés au comportement anti-prédateur. En outre, étudier les poissons d’eau douce est d’une haute importance car ils fournissent de nombreux services écosystémiques comme des emplois et une source de nourriture. Pour mon doctorat, j’explorerai les impacts des interactions entre des facteurs de stress environnementaux et le risque de prédation (sois indigènes ou invasif) sur le comportement, la physiologie, et le cycle biologique des poissons d’eau douces. J’ai quatre objectifs : 1) Quels sont les impacts des facteurs de stress abiotiques (augmentation de température) et biotiques (prédation indigènes) sur le comportement, physiologie et morphologie des poissons? 2) : Comment des espèces qui diffèrent dans leur histoire avec un prédateur invasif répondent aux signaux chimiques de ce prédateur? 3) : Quelle est la relation entre la tolérance à hypoxie et la réponse aux signaux chimiques provenant d’un prédateur invasif? 4) Comment l’exposition développementale à l’hypoxie et aux signaux chimiques impacte les comportements et les traits d’histoire de vie des poissons ? En utilisant les expériences de laboratoire et de terrain, j’adresserai ces objectives dans deux systèmes modèles où l’augmentation de prédateurs indigènes ou invasifs entraine des changements dans les communautés de proies. Les proies seront exposées à des combinations de facteurs de stress abiotiques (hypoxie vs control, ou température élevée vs control) et biotiques (signaux chimiques provenant des prédateurs indigènes ou invasifs). Ensuite, j’explorerai les impacts sur le comportement (comportements anti-prédateurs ou préférence d'habitat), la physiologie (tolérance à hypoxie or aux températures élevées) et sur le cycle biologique des espèces (taille à maturité, taille des œufs, etc). En résumé, mes recherches contribueront aux connaissances en écophysiologie en explorant l’interaction de facteurs de stress. Ainsi, j’apporterai des outils pour améliorer la conservation de la biodiversité et les ressources halieutiques, afin de protéger les acteurs locaux et régionaux. |